90 ans après la Bataille de Verdun

Publié le par Jules Félix

catégorie : Non classé

Un petit commentaire à l'occasion du 90ème anniversaire du début de la fameuse bataille de Verdun (1) qui fut déterminante dans l'évolution de la première Guerre Mondiale. Je vous passe les détails, vous devez les connaître.

Je vous recommande notamment de visiter les forts de Vaux et Douaumont (2), qui présentent des ossuaires très émouvants (3). Des cubes de verre d'arête d'un mètre qui exposent aux visiteurs des tas d'os récupérés sur les champs de bataille. Classés par type d'os : cube de crânes, cube de tibias etc. et sans doute autant d'Allemands que de Français, et c'est tant mieux. Dans les forts, un guide s'amuse à vous envoyer un petit pétard au bout du couloir. Un terrible boucan fracasse alors vos oreilles. Une migraine survient alors en vous. Le guide rapplique : ce n'étaient pas des petits pétards, mais de grosses bombes. Et pas une seule, mais une dizaine par minute. Alors, au bout de quelques semaines, si vous n'êtes pas encore morts, vous êtes de toute façon devenus fous, tant le bruit peut rendre dingue...

C'est en visitant ces lieux si retournés (on retrouve encore aujourd'hui quelques os oubliés, et plus rien ne pousse dans les champs tant la terre a été retournée) que je me suis refusé à être abstentionniste : tant de morts pour sauver ma liberté, et j'irais ainsi cracher ainsi dans leurs figures ?...

Bon, mais ce n'était pas de cela que je voulais vous entretenir.

Je voulais vous parler de Philippe Pétain. Du Maréchal Pétain (4).

Bonne après-midi.



(1) http://www.verdun14-18.de/pages/fr/indexfr.htm

(2) http://www.verdun-douaumont.com/fr/intro.html

(3) http://www.memorial-14-18.com/

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Pétain


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Voici les 21 dernières réactions à ce commentaire

24/02/06 à 12h53 En effet
flag
un comm fort intéressant et des réactions qui ne le sont pas moins...

Je suis globalement assez d'accord avec Lucifer. Et puis si tout un chacun se sent bien incapable (moi le premier) de savoir ce qu'il aurait fait à son niveau, il ne faut pas oublier que la décision de Pétain n'engageait pas que lui, mais le destin de toute une nation. Lourde responsabilité pour un vieux bonhomme, fût-il un héros de guerre adulé et reconnu.

Au delà des manipulations de Laval et compagnie, il pensait peut-être agir comme il le fallait... 

24/02/06 à 11h21 Raoul Villain
Jules Félix
l'assasin de Jaurès, fut effectivement acquitté le 23 mars 1919, mais assassinés aux Baléares le 15 septembre 1936, en pleine guerre civile espagnole. Pour certains, tués par des miliciens anarchistes pas au courant de l'identité de l'individu, pour d'autres, par Jean Coryn (mort en 1984), Français engagé dans les Brigades internationales... 

24/02/06 à 08h47Jaures
lucifer_morningstar
l'assassin de jaures a passé toute la guerre en prison et a bel et bien été acquitté en 1919. c'est assez inadmissible en soi, mais comprehensible avec la mentalité de l'époque et le traumatisme recent de la guerre, traumatisme qui durera jusqu'en 1940. a mon avis, les juges devaient etre de droite (a l'epoque ca se confondait avec extreme droite, la droite modérée etait quasi inexistante).

quand au pacifisme, et bien on pouvait l'exprimer sans probleme :

En 1912, la CGT affirme : "si la guerre est declaré, nous refusons d'aller au frontières"
Il y eut des manifestations pacifistes partout en france, et ce quasiment tout les jours de la derniere semaine de juillet.

du 26 au 31 juillet 1914, jaures ne parle pas de greve generale, il dit seulement qu'il faut garder son sang froid. Il n'exclut pas l'idée d'une guerre defensive.
Jaures a fiat une enorme erreur d'analyse en 1914 : il a crut que les socialistes allemand etaient eux aussi contre la guerre. Or, il n'en etait rien.
Son assassinat accelera les choses, mais ne les changea pas, selon moi. Jaures aurait accepté une guerre defensive, comme celle qui se passa dans la realité (La France n'a pas déclaré la guerre a l'Allemagne en 1914, c'est l'inverse qui s'est produit)

Il y eut des manifestations pacifistes partout en france, et ce quasiment tout les jours de la derniere semaine de juillet.
donc on poivait l'exprimer, ca n'etait pas mal vu.

23/02/06 à 23h05 zut, le lien url est trop long !...
Jules Félix

23/02/06 à 23h04 Rollmops312
Jules Félix
On commence à aérer le placard...

Le 16 juillet 1995, Chirac fraîchement élu, reconnaît la responsabilité de la France sur la rafle du Vel' d'Hiv'. Donc, on commence à revisiter la mémoire.

Voir ces deux liens :

http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/discours_et_declarations/1995/juillet/allocution_de_m_jacques_chirac_president_de_la_republique_prononcee_lors_des_ceremonies_commemorant_la_grande_rafle_des_16_et_17_juillet_1942-paris.2503.html

http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/memoire_vichy/09reconnaissance2.htm

23/02/06 à 20h52 je ne sais plus
Nono Le Rouje
Sinon, oui, même sans ça, l'aviation française aurait été surclassée, manquant de tout, et surtout (comme les forces terrestres) d'une doctrine d'emploi digne de ce nom.

22/02/06 à 23h12 qui en étaient les auteurs ?
Jules Félix

22/02/06 à 21h59 traîtres
Nono Le Rouje
Je me souviens avoir lu dans des bouquins sur l'aviation française pendant la Drôle de Guerre que, entre autre, le manque d'avion en ordre de combat était dûs entre autre à certains sabotages. 

22/02/06 à 12h21 ben voila...
lucifer_morningstar
decembre 40...

je ne remet pas en doute les qualités de cet homme, certainement un homme de conviction, comme quasi tout les communistes de l'epoque. J'essayais seulement d'expliquer que la resistance c'etait avant tout une affaire d'individus au depart, qui n'avaient rien en commun mis a part leur amour de la patrie. Et les communistes malheureusement a mes yeux, preferaient leur ideologie au bien etre d'un peuple. Et dans les circonstances de l'epoque, il n'ont aucune sympathie collective a mes yeux (attention, je parle de sympathie collective, apres, de maniere individuelle, chacun a regait de maniere differente).

Rappelons que l'Internationale Communiste a, en septembre 1939 demandé aux dirigeants du PCF de deserter. Et que ceux ci, plutot que de rester a leur poste et de defendre leur pays contre l'aggression nazie, on sagement obei aux ordres d'une puissance etrangere. Moi j'appelle ca traitrise et desertion, mais les communistes ont certainement d'autres mots pour ca (la preuve, la version officielle du PC concernant Maurice Thorez est que celui ci serait resté en france, caché, jusqu'en 1943, date ou il aurait rejoint l'URSS. En verité, il a mis les bout en 1939 et fut condamné a mort pour desertion)

J'habite a coté du pere lachaise. Il y la bas de superbe et poignants monuments en l'honneur des deportés, qu'ils soient resistants ou indesirables. Certains de ces monuments abritent des cendres melangées de ces deportés.
Je trouve honteux que la tombe de Maurice Thorez soit au milieu de ces monuments. C'est une honte envers ceux qui se sont reellement battus (thorez etant resté bien au chaud dans uen datcha moscovite pendant toute la guerre), qu'ils soient communistes, resistants, gaullistes, petainistes (car des petainistes resistants, y'en avait), royalistes, juifs, francs macons, patriotes ou simplement humains.

C'est tout ce que je voulais dire en parlant des maires communistes, et non pas attaquer cet homme qui, je le pense, a agi comme sa conscience le lui dictait (sinon, il aurait suivi les consignes du parti et ne serait pas resté maire de sa commune)

22/02/06 à 11h47 ca me rappelle un telefilm
lucifer_morningst
aravec Andrea ferreol et roger hanin, "au bon beurre", sur une famille de cremier pendant la guerre. assez abject dans l'idée mais pas eloignée de la realité dans certains cas.

22/02/06 à 10h49 j'avais lu autrefois
lucifer_morningstar
une biographie du colonel de la rocque. C'etait un nationaliste, mais qui detestait les antisemites, un catholique qui bizarement ne voulait pas de cureton au pouvoir, un homme amoureux de l'ordre, mais violement opposé au fascisme.
Quand Maurras clamait : la politique d'abord ; lui il clamait : le social d'abord.
Ce qu'on sais peu, c'est que dans les tragiques journée de fevrier 1934, alors que les ligues se dirigeaient vers le parlement, afin de tenter un coup d'etat, c'est De la Rocque qui decida de faire rentrer les Croix de Feu chez elles, et causa l'echec de ce coup d'etat fasciste.

Et aujourd'hui, cet homme, qui n'avait rien d'un monstre, qui n'etait certainement pas un faf, est adulé par les fachos (je peux vous le certifier pour en avoir frequenté dans mon sombre passé), et c'est bien dommage a mon avis.

22/02/06 à 10h35 Néo-bretonne & Lucifer : époque troublée, troublante
Jules Félix
Je connais Cognin, belle contrée sous le Vercors, belle même quand il fait froid !

Je ne pourrais rien dire sur le comportement des maires communistes entre 1940 et 1941, mais sans doute le patriotisme de certains a dû être plus fort que la fidélité à leur parti...

Et les résistants de la dernière heure (même en 1944) ne devraient-ils pas être aussi glorifiés que les précurseurs ? à la fin, ils ont risqué voire sacrifié leur vie...

Il y a aussi un élément assez intéressant, ceux qui prônaient des idées nationalistes (plutôt axées dans l'extrême-droite et l'antiparlementarisme voire l'antisémitisme) avaient de quoi être traumatisés que ce fut en Allemagne que les idées furent appliquées, et contre la France.

Ainsi, un personnage comme le colonel de La Rocque n'hésita pas à entrer en résistance. Cf le passage tiré de wikipédia :

"Le 16 juin 1940, La Rocque, directeur du Petit Journal, lance le premier appel à la "Résistance". Quand survient l'armistice, la Rocque rappelle que cette situation dramatique ne suspend nullement les hostilités et dénonce la collaboration avec l'Allemagne. A l'égard du régime de Vichy, il précise: "loyalisme à l'égard de Pétain, mais réserve absolue à l'égard du gouvernement de Vichy".

Opposé aux idées pétainistes et n'ayant aucune attirance pour le nazisme, il finit par entrer en Résistance dès août 1940 en collectant des renseignements pour l'intelligence militaire britannique.

Arrêté et déporté en 1943 en Tchécoslovaquie puis en Autriche. Il parvient à fuir l'internement en camps de concentration après une opération chirurgicale et reprend son activité de renseignement au sein du réseau KLAN (félicité deux fois par l'Intelligence Service britannique). Il revient en France libérée le 8 mai 1945 et est placé en internement administratif jusqu'au 31 décembre 1945 afin de l'éloigner des affaires politiques, notamment des négociations du Conseil National de la Résistance. A sa sortie d'internement administratif il est assigné à résidence et décède quelques mois plus tard le 28 avril 1946.

Le lieutenant-colonel François de la Rocque fut décoré à titre posthume, en 1961, de la médaille des déportés et se vit attribuer la carte de déporté-résistant, qui lui avait été refusée de son vivant. A l'issue de sa carrière militaire, François de la Rocque possédait 12 citations."

http://fr.wikipedia.org/wiki/François_de_la_Rocque

Cela dit, bien d'autres nationalistes, dont Maurras, Drieu la Rochelle, furent collaborateurs.

Tout cela pour dire que l'époque était trouble, et effectivement, beaucoup croyaient à un double jeu de Pétain, pour limiter les morts sur le territoire national tout en encourageant l'appel à la résistance à Londres (De Gaulle ayant été un collaborateur de Pétain dans le passé).

22/02/06 à 08h39 les maires communistes
lucifer_morningstar
qui ont demissionné ont été forcé de le faire en raison des lois anti communistes de Petain. Les communistes n'ont jaùmais été des resistants de la premiere heure, contrairement a ce que leurs dirigeants ont voulu faire croire dans l'apres guerre.
Le pacte germano sovietique leur a meme fait parfois collaborer activement avec les nazis.
La presse communiste souterraine de l'année 1940 n'attaque jamais Petain ou hitler, alliés de Staline.
certains d'entre eux ont deserté devant l'ennemi en juin 1940 pour ne pas avoir a se battre avec les alliés de Staline.
Les communistes en 1940 sont des traitres... qui se rattrapent a partir de 1941, cad a l'epoque ou le mechant hitler va taper sur le gentil staline.
Seuls quelques rares d'entre eux se sont engagés dés l'été 1940.

Les premiers resistants etaient avant tout des patriotes, des gens d'horizon divers (allant de la gauche non communistes a l'extreme droite) qui trouvaient insupportable l'humiliation, la defaite et l'occupation. Mais aucun d'eux a l'epoque n'avait entendu parler de de gaulle et tous pensaient que Petain preparait la revanche.

Sur la vie sous l'occupation, je conseille la lecture de l'excellent : "la grande histoire des francais sous l'occupation", de Henri Amouroux.

21/02/06 à 23h50 Juste un coup de chapeau...
Vertigo
... pour ce commentaire et toutes les réactions !

Top qualité.

21/02/06 à 22h25 Merci beaucoup de vos réactions...
Jules Félix
Et une remarque sur l'engagement dans la Résistance en 1940 (ou après).

Plusieurs nécessités : avoir eu vent de la chose déjà (pas évident au début) et surtout, savoir comment faire pour s'engager.

En général, les résistants furent des jeunes d'une vingtaine d'années. Pourquoi ? parce que sans charge de famille, sans responsabilité ni familiale ni professionnelle. Qu'aurait dit la femme d'un résistant s'il avait des enfants à nourrir et à s'occuper ?? Donc, essentiellement des étudiants.

Et puis aussi, avoir une relation, une connaissance déjà engagée.

Moi, je ne sais pas ce que j'aurais fait, mais ce débat est effectivement inutile, car l'occupation, si elle revenait, se ferait sous une autre forme, et peut-être que je ne m'en rendrais pas compte tout de suite.

Mais les hommes politiques, eux, on doit pouvoir les projeter dans une telle hypothèse. Car ce sont eux qui, par anticipation ou par manque d'anticipation, vont préserver les digues du supportable, ou pas.

Même si ceux qui ont moins d'une soixantaine d'années n'ont pas vécu la guerre (sauf peut-être à l'extérieur de la métropole) se croient en paix permanente et inaltérable, ils doivent (nous devons) savoir qu'une période de paix est toujours instable et rare...

21/02/06 à 21h18 ouais....
lucifer_morningstar
et apres, tout les gauchistes du site me traiteront de fachos... si ce n'est deja fait, lol.

21/02/06 à 21h11 comme toujours, excellent commentaire...
Nono Le Rouje
Et j'aime beaucoup aussi la réaction de Lucifer qui mériterait un commentaire à elle seule !!

21/02/06 à 17h17 L'ultime question.
missval
Je te cite:
(...)

Tout est dit. C'est effrayant.
Notre classe politique serait-elle suffisament unie pour faire face à l'adversité ?
Serions nous assez fort, derrière nos dirigeants, nos hommes poilitiqes, pour faire face ?
Aurions-nous la foi ?
Avons nous des leaders,... ?

J'en doute.
ou alors ils ne se sont pas encore montré.


Beau commentaire 

21/02/06 à 16h05 Personnage ambigu
A...
J'ai toujours eu du mal à le mettre dans une case, et ce n'est de toute façon pas le but. Raymond Aron (dans "Le Spectateur engagé") expliquait qu'on ne lui reproche certainement pas Verdun, ni même l'armistice de 40 qui a permis à la France d'échapper à une catastrophe démographique sans précédent, mais par exemple la promulgation des lois anti-juive fin 40 (ou 41, j'ai un doute), sans même qu'Hitler les ait demandées à la France - ce qu'il aurait fait de toute façon.
Bizarre, ce destin, et très intéressant. Selon mon ancien prof d'Histoire (Elikia M'Bokolo, historien assez réputé en France), Pétain, très porté sur le vin, était à peu près lucide de 12 à 14h durant la guerre de 40, et d'autres (Laval) se chargeaient de lui faire signer n'importe quoi.

Pour finir, je me suis toujours posé la question (comme tout le monde, j'imagine) : j'aurais fait quoi, en 40 ?
Bon, en 14, a priori j'aurais refusé de me battre. Il est hors de question que je tue qui que ce soit sans véritable raison. En 39, la raison était de contrer et d'abattre le nazisme. Alors justement, on fait quoi lorsqu'on est un vieux monsieur célèbre, que sa vie est en France, qu'on s'appelle Sacha Guitry (par exemple, mais ça marche aussi avec Cocteau) ? On fout tout en l'air et on entre en résistance ?
Tellement facile à dire, tout ça, aujourd'hui. (ça me rappelle ce vieux débat sur Elia Kazan, qui avait donné des noms pour la liste noire hollywoodienne)

C'est ce qui me pose problème dans tout ce débat. Où se positionner ? La France était-elle à Londres (ce qui arrange bien les gouvernements succéssifs de dire ça) ou à Vichy ?
Peut-on, comme le dit Vercors dans Le Silence de la mer, désobéir à des ordres injustes ?

Enfin voila, je m'éloigne un peu de ton post, mais ça m'inspire tout ça.

21/02/06 à 15h44 (oups)
Jules Félix
Cela dit, l'ignorance peut être plus grave : ainsi, il y a quelques années, un groupe de jeunes s'amusaient à chanter des chants nazis dans leur village.

La presse, la police, la justice, l'école... bref, tout le monde s'en est accaparé.

Renseignements pris, ces braves jeunes avaient récupéré ces musiques sur internet, les avaient trouvées avec une bonne mélodie (ne devaient même pas comprendre les paroles en allemand je crois) et ne savaient rien du nazisme (eh oui...).

Quelques vieux résistants du village leur ont expliqué la chose, et ils sont ensuite excusés "car ils ne savaient pas"...

Je préfère cependant ça aux néonazillons fiers de l'être...

21/02/06 à 15h36 Ah j'ai encore une anecdote !
dilettante
Quand j'étais enfant, au tout début des années soixante, âgé d'une dizaine d'années, j'ai été en colonie de vacances à l'Ile d'Yeu, dans le fort même où Pétain avait été enfermé.
Et moi (comme les autres enfants de mon âge complètement ignorant de l'histoire) attiré par les couleurs et les dorures, j'ai envoyé à toute ma famille des cartes postales du képi du maréchal (qu'on trouvait à lépoque dans les boutiques de souvenirs).
Avec le succès que tu imagines !...
Et les mises au point énergiques à mon retour de colonie.
Mon père était très gentil (comme moi...) mais il avait été résistant...
Oups...

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Publié dans Politique

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